LA RYTHMIQUE D'UNE VIE DANSÉE ET CHANTÉE
Le nom d'Emile Jaques-Dalcroze (1865-1950) résonne encore aux oreilles de nombreux Vaudois et Romands. Le mot-clé qui revient le plus souvent : rythmique. On lui doit l'invention d'une fameuse méthode d'enseignement en la matière. Mais sait-on qu'il fut aussi un chansonnier truculent et un compositeur renommé de musique de chambre et symphonique? Originaire de Sainte-Croix, Emile Jaques-Dalcroze avait ainsi de multiples facettes. "Un éblouissant tourbillon de tableaux dansés, de musiques vives ou tendres, et de lumières bigarrées", promet la metteuse en scène Irène Hausammann à l'occasion de son 150ème anniversaire.
La présidente de la Fondation Dalcroze, Muriel Jaques- Dalcroze, rappelle que la pédagogie musicale active et pluridisciplinaire de cet artiste " a eu un impact déterminant sur la culture du XXe siècle, notamment à travers l'expérience menée dans la cité jardin d'Hellerau ( Allemagne ), qui devait attirer toute l'Europe culturelle de l'époque. Sa modernité et son développement actuel ne cessent de susciter de nouvelles applications dans les domaines artistiques, socioculturels et scientifiques ". A ce jour, la méthode Jaques-Dalcroze est enseignée dans plus de 20 pays sur quatre continents.
La Grange sublime devrait être un écrin idéal pour cette fête, elle qui a déjà accueilli un spectacle d'Emile Jaques-Dalcroze, Le Jeu du feuillu, en 1967, dans une mise en scène de Jacques Béranger, Liliane Favre-Bulle signant les chorégraphies et Robert Mermoud dirigeant le choeur. Que le jeu reprenne donc !